Les premières clémentines de la saison. Le parfum de chaque clémentine, les effluves émanant de la peau que l'on détache, me transportent immanquablement un, deux ou dix ans en arrière : c'est le parfum de l'hiver - avant l'hiver !
Le froid s'est installé. Hier, il était mordant malgré un soleil radieux. Un temps idéal pour passer la matinée aux fourneaux, dans une cuisine baignée de lumière, aux vitres rapidement embuées. Un plat chaud et rassasiant avant d'aller affronter le vent glacial qui souffle sur la campagne champenoise.
De la courge. Encore. Mais celle-ci se surpasse ! Ce que j'aime par-dessus tout, c'est le potimarron rôti au four, avec de l'huile d'olive et du romarin... Ce n'est pas un hasard si c'est exactement la garniture de cette tarte salée. Je l'appelle effrontément "quiche", car le potimarron rôti est mixé à du tofu fumé : les lardons n'ont qu'à bien se tenir.
{Aparté : pour voir mes réponses au "tag" de Rose Citron, c'est tout en bas !}
Ne partez pas ! Je vois vos mines sceptiques, c'est vrai, nous sommes en octobre... La saison se prête plus aux chocolat chauds qu'à la confection de glaces... Mais voilà, quand j'ai une idée en tête, rien ne l'en déloge. Une glace, donc, mais de saison puisqu'à la courge butternut, et qui ne nécessite pas de sorbetière.
En ce moment, je carbure au café... dans mes recettes de courge ! Du décaf', bien sûr. Essayez de me faire avaler un p'tit noir : spasmes et convulsions assurés, c'est pire que la drogue. Enfin, j'imagine, vous me connaissez. Cependant, j'aime bien le goût du café, comme dans le tiramisù ou la crème glacée... qui ne sont plus qu'un souvenir lointain (comme la drogue)(promis, j'arrête les blagues de mauvais goût).
Voilà une recette que j'avais envie de m'approprier depuis longtemps : le "beurre de courge" : une sorte de crème de marrons, version citrouille. A la lecture de ce billet, je n'ai plus eu d'hésitations et j'ai tenté l'expérience, en adaptant la recette à ma façon.
Le résultat m'a beaucoup plu, et j'ai recommencé sitôt le premier pot de pumpkin butter terminé. Pour l'instant, je n'ai utilisé que du potiron (kabocha) et je compte très prochainement m'essayer à des versions au potimarron ou à la courge butternut.
Pendant toute mon enfance, j'ai bu de la soupe le soir, persuadée par une maman rusée et malicieuse que cela m'aiderait à grandir. Lorsque j'ai quitté mes parents, j'avais 17 ans, j'avais dépassé 1 mètre 70 et j'étais résolue à ne plus jamais avaler un bol de soupe.
Petite, j'étais difficile à nourrir. Je n'aimais pas la viande, ni le poisson, je ne tolérais qu'un nombre restreint de légumes, j'avais la phobie des betteraves, des avocats et des carottes râpées... en revanche j'aimais beaucoup le fromage de chèvre et la crème de marrons.
En été, les belles journées sont un dû. En automne, elles deviennent un privilège. La fin de l'été me rend mélancolique, mais l'automne, le vrai, lui, m'insuffle une énergie nouvelle. Il faut vivre à la campagne pour profiter pleinement des splendeurs de cette saison, mais à Paris aussi, l'automne est joli.